MACHO
Raphaël Zacharie de IZARRA | Mercredi 17 Février 2010
Ils ont été nombreux à s’engouffrer dans la brèche humide ouverte par Soral avec sa « féminisation ». Certains l’ont fait avec un esprit d’exploitation, à la limite du plagiat (Zemmour, Abiker), d’autres comme Raphaël Zacharie de Izarra, avec poésie.
Les eunuques ont pris place dans notre société émasculée. Toute une
génération qui se sent à l'aise dans ce monde de caniches. Il ont leur leur
roi -couronné de dentelles- et ce roi s'appelle Dupont, leur olympe -le
poulailler-, leurs lois -le code des pédés-, leurs grands centres de
féminisation aussi, nommés "médias", "république", "publicité".
Leur pire ennemi : la virilité. Leur credo : la castration. Leurs opinions :
celles de leur femme.
Poules d'eau vêtues de tutus mentaux, mauviettes mouillées dans les
affaires de tata, héros du métro chaussés de pantoufles, ces roquets à la
dent molle prônent le nivellement des sexes, l'édulcoration des genres, voire
le total rabaissement phallique, confondant volontiers la morale du mâle avec
le code du parfait châtré.
Ils ont une fierté de limace, des intentions de toutous, des revendications
de soumis.
Persuadés de respecter la femme parce qu'ils la laissent démocratiquement
piétiner leur épée de son talon-aiguille (ce fer-de-lance de la volaille en
révolution), tordre leur marbre originel devenu bâton de guimauve, briser leur
double vase solaire, ils sont devenus féministes, sodomites, avorteurs...
Et prennent leur dévirilisation pour de la galanterie.
Rasés de la tête aux pieds, annelés comme des bestiaux matés et adoptant
les moeurs veules, plates, flasques des hôtes des potagers, ils ont fini par
arborer la face placide des pantins poltrons, singer les allures ternes des
mignons moineaux de mai...
Au nom de la parité Mars-Vénus ces jolis sont d'accord avec toute avancée
de la cause pourvu que leur panache piteux de coquelets déplumés ne dépasse
pas la permanente des porteuses de jupes qui les tiennent en laisse...
Après avoir lamentablement poussé les caddys de supermarchés, ces torcheurs
de nourrissons s'attèlent aux landeaux... Ils donnent même le biberon ! A
quand l'allaitement ?
Moi je suis un macho, un vrai. Sans chaîne.
Mâle immémorial, héritier sain de mes gamètes intacts, imperméable aux
siècles, antipathique mais authentique, nulle femme ne saurait me dénaturer.
Je suis un dominant, un vainqueur, un lion.
Porteur du sceptre qui désigne l'astre masculin auquel je m'identifie, je
sais où est la place de l'homme et où est celle de la femme.
J'ai avec moi l'autorité innée de ceux qui ont conscience d'être fils de
Râ et s'en glorifient. Au lieu d'en rougir devant l'autel mensonger des
féministes.
Un mâle est un seigneur, la femme son naturel laudateur.
C'est la loi.
La loi des sexes, non celle du siècle. Toute descendante d'Eve qui se
révolte contre la souveraineté de son demi-dieu n'est pas digne de se faire
ensemencer. La gloire de la femme est dans les germes d'humanité qu'elle
porte en son sein, non dans le venin du féminisme qu'elle inocule à son
maître.
Je suis un macho, un pur, un dur, sans artifice. Ma pensée est de fer, mon
front est lumineux, mon flanc divin.
Mon regard choisit, ma main désigne, mon bras décide, la femme dit oui.
Borné, moi ?
Non, simplement burné.
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